Pendant votre visite de Jupilles, retrouvez des informations sur l’histoire des lieux emblématiques du village. Voici quelques informations que vous pourrez trouver sur place.
L'épopée du sabot de Jupilles de 1870- 1940
Un produit connu dans toute la France et internationalement. La réputation du “SABOT DE JUPILLES” s’est développée à la fin du second empire. Pendant 70 ans, l’essentiel de l’activité du village sera tournée vers les métiers du bois, spécialement la Saboterie.
Au début du XXème siècle, Jupilles produisait plus de 400 000 paires de sabots par an. Certaines sculpteuses, créatrices de modèles originaux, étaient considérées comme de véritables artistes. Les sabots bruts venaient de toute la France pour subir cette finition “artistique”. Après quoi, ils repartaient “chausser” hommes, femmes aux 4 coins du globe : Canada, Australie, Nouvelle-Zélande. Les G.I. de 1917 ayant été séduits : des expéditions eurent lieu vers les USA.
Dans son “voyage en France” Ardouin DU MAZET” décrit l’activité des artisans de Jupilles au XXème siècle. Les fabricants, afin de conserver leur clientèle tentée par le bon marché des chaussures confectionnées en cuir, ont fait des sabots fort légers et très élégants : vernis, ornés de brides aux couleurs éclatantes.
Tel le sabot à la “poulaine” sculpté sur toutes les faces est un vrai bijou. Ce sont ces sabots que portent les bretonnes les jours de fêtes.
La simple énumération des formes suffit à faire comprendre l’ingéniosité déployée, il y a des sabots tonkinois, marocains, persans, japonais, turquois, maraîchais, bretons, nantais, vendéens, sablais, bordelais et parisiens.
Les magasins d’échantillons remplis de sabots ou le hêtre encore frais (Aux nuances tendres) sont la joie des yeux “Les fées de la forêt” doivent être chaussées ainsi de mignons sabots gravés de fleurs.
Certains sabotiers étaient artisans. Beaucoup étaient “tâcherons” travaillant à domicile pour le compte de marchands. Tous étaient spécialisés dans une tâche: bûcher-former- parer-creuser.
Les femmes sculptaient, teintaient vernissaient, bridaient, …
Le village était dynamique, avec de nombreux commerces et de nombreuses sociétés de musique, de gymnastique, de tir, … Des maîtres de danse décernaient des diplômes au cours d’ Assauts de danse.
Grâce à un “bélier hydraulique” le bourg a eu l’eau courante dès 1887.
Les artisans, commerçants et ouvriers créèrent en 1898 une société de Secours Mutuel.
Mécanisation et disparition du sabot :
La guerre de 1914 appela les sabotiers au front. La mécanisation, dans les années 1920, permit de maintenir la production à un bon niveau, en suppléant aux ouvriers disparus.
Mais arriva la botte en caoutchouc. Le sabot déclina. Après un dernier sursaut pendant la guerre de 1939-45, on a arrêté de fabriquer des sabots à Jupilles.
La population était de 1 256 habitants en 1906.
